Qu’est-ce que le bouddhisme?

Le bouddhisme est une religion qui compte environ 300 millions de personnes à travers le monde. Le mot vient de «budhi» signifiant «réveiller».

Il tire ses origines d’il y a environ 2 500 ans lorsque Siddhartha Gotama, connu sous le nom de Bouddha, s’est lui-même réveillé (dans le sens illuminé, mais pas comme un sapin de Noël) à l’âge de 35 ans.

Le bouddhisme est-il une religion ?

En un sens, si votre religion est l’amour.

Pour beaucoup, le bouddhisme dépasse la religion et est plus une philosophie ou un «mode de vie» sain. C’est une philosophie parce que la philosophie signifie «l’amour de la sagesse» et le chemin bouddhiste se résume comme suit:

  • pour mener une vie morale
  • être attentif et conscient des pensées et des actions
  • développer la sagesse et la compréhension

En quoi le bouddhisme peut-il m’aider ?

Le bouddhisme explique un but de la vie, il explique l’injustice et l’inégalité apparentes dans ce monde et propose un certain « mode de vie » qui mène à un bonheur véritable et une paix intérieure.

Pourquoi le bouddhisme devient-il populaire?

Le bouddhisme devient populaire dans les pays occidentaux (il est depuis longtemps dans les pays orientaux) pour un certain nombre de raisons.

La première est que le bouddhisme répond à plusieurs problèmes dans les sociétés matérialistes modernes.

Il inclut dans son « package » une compréhension profonde de l’esprit humain (et des thérapies naturelles) que même les psychologues renommés du monde entier considèrent de plus en plus comme « avancés et efficaces ».

Qui était Buddha, le vrai, l’unique ?

Siddhartha Gotama est née dans une famille royale à Lumbini, maintenant située au Népal, en 563 avant JC.

Issu d’une famille très riche, il s’est rendu compte à 29 ans que la richesse et le luxe ne garantissaient pas le bonheur.

Il a donc tourné le dos à son royaume et exploré les différentes religions et philosophies de l’époque pour trouver la clé du bonheur humain.

Après six ans d’étude et de méditation, il a finalement trouvé «le chemin du milieu» et a ainsi reçu l’illumination.

Après celle-ci, Bouddha a passé le reste de sa vie à enseigner les principes du bouddhisme (appelé le Dhamma ou « la Vérité ») jusqu’à sa mort à l’âge à un âge avancé (pour l’époque) de 80 ans.

Etait il un Dieu ?

Il ne l’était pas ni ne le prétendait. Il n’était qu’un « simple » mortel qui a enseigné un chemin vers l’illumination, sur les principes de sa propre expérience.

Les bouddhistes vénèrent ils leur idole ?

Les bouddhistes respectent l’image d Bouddha bien entendu, mais ce n’est pas dans le culte, ni dans une dimension où ils lui demandent des faveurs.

Une statue du Bouddha avec ses mains posées sur ses genoux et un sourire compatissant rappellent simplement aux bouddhistes de s’efforcer à développer la paix et l’amour intérieur.

Il n’y a que de la gratitude pour l’enseignement hérité de Buddha.

Pourquoi de nombreux pays bouddhistes sont-ils si pauvres?

L’un des pilier du Bouddhisme est que le bonheur ne peut être bâtit sur la richesse et que la richesse est impermanente.

Des gens souffrent dans le monde entier, qu’ils soient riches ou pauvres, mais ceux qui comprennent les enseignements bouddhistes peuvent trouver un véritable bonheur quelque soit leur compte en banque.

Y a-t-il différents « styles de bouddhisme » ?

Il existe de nombreux types de bouddhisme, car l’accent est porté différemment de pays en pays des cultures. Ce qui ne varie pas, c’est l’essence de l’enseignement: le Dhamma ou la vérité.

Les autres religions sont-elles dans le faux ?

Non, le bouddhisme est un système de croyance qui tolère toutes les autres croyances ou religions.

Le bouddhisme est d’accord avec les enseignements moraux d’autres religions, mais le bouddhisme tente d’aller plus loin en fournissant un but à long terme dans notre existence, par la sagesse et la compréhension.

Le bouddhisme réel est très tolérant et ne se soucie pas vraiment des étiquettes comme «chrétien», «musulman», «hindoue» ou «bouddhiste».

C’est pourquoi il n’y a jamais eu de guerre menée au nom du bouddhisme. C’est pourquoi les bouddhistes ne prêchent pas et ne tentent pas de convertir, ils se contentent seulement d’expliquer si une explication est demandée.

Le bouddhisme est-il une science ?

La science est une connaissance qui peut être transformée en un système, qui dépend de l’observation et de la vérification des faits et des lois naturelles générales.

Le cœur du bouddhisme peut s’inscrire dans cette définition, car les Quatre Nobles peuvent être testées et prouvées par quiconque.

En fait, Buddha lui-même a demandé à ses disciples de tester l’enseignement plutôt que de prendre sa parole pour aquis. Le bouddhisme dépend davantage de la compréhension que de la foi.

Qu’enseignait Buddha?

Le Buddha a enseigné beaucoup de choses, mais les concepts fondamentaux du bouddhisme peuvent être résumés par les Quatre Nobles Vérités et le Noble Chemin Octuple.

Quelle est la premières des 4 nobles vérités ?

La première vérité est que la vie est une souffrance, c’est-à-dire que la vie comprend la douleur, la vieillesse, la maladie et finalement la mort.

Nous endurons également la souffrance psychologique comme la frustration de la solitude, la peur, l’embarras, la déception et la colère.

C’est un fait irréfutable qui ne peut être nié. Nous sommes dans le réalisme, non dans le pessimiste, car que le pessimiste s’attend à ce que les choses soient mauvaises.

Au lieu de cela, le bouddhisme explique comment les souffrances peuvent être évitées et comment nous pouvons être sincèrement heureux malgré tout.

Quelle est la seconde noble vérité ?

La seconde vérité est que la souffrance est causée par l’envie et l’aversion.

Nous nous y exposons chaque fois que nous espérons que d’autres personnes se conforment à nos attentes ou qu’ils nous aiment, ou encore quand nous n’obtenons pas quelque chose que nous voulons.

En d’autres termes, obtenir ce que vous voulez ne garantit pas le bonheur.

Plutôt que de lutter constamment pour obtenir ce que vous voulez, essayez de modifier votre désir. L’envie nous prive de contentement et de bonheur.

Le seul désir « utile » est celui de vouloir continuer à exister, il crée une énergie puissante qui nous fait renaître.

Quelle est la troisième noble vérité?

La troisième vérité est que la souffrance peut être surmontée et que le bonheur peut être atteint.

Ce véritable bonheur est possible et atteignable.

Si nous abandonnons les envies inutiles et apprenons à vivre au jour le jour (ne pas vivre dans le passé ou l’avenir), nous pouvons devenir heureux et libres.

Nous avons dès lors plus de temps et d’énergie pour aider les autres.
C’est le Nirvana.

Quelle est la quatrième noble vérité?

La quatrième vérité est que le Noble chemin octuple est le chemin qui mène à la fin de la souffrance.

Qu’est ce que le Noble chemin octuple ?

En résumé, le noble Chemin octuple est moral (par ce que nous disons, faisons et nos moyens de subsistance).

Il se concentre d’une part sur le fait d’être parfaitement conscient de ses pensées et ses actions, et d’autre part sur l’importance de développer sa sagesse par la compréhension des Quatre Nobles Vérités et la compassion pour les autres.

Quels sont les 5 préceptes?

Le code moral du bouddhisme se nomme le précepte, dont les cinq principaux facteurs sont :

  • ne pas prendre la vie de quelque chose de vivant
  • ne pas prendre quelque chose qui ne soit pas librement donné
  • s’abstenir de mauvaise conduite sexuelle et de l’excès sensuel
  • s’abstenir de faux discours
  • éviter l’intoxication, c’est-à-dire de perdre la conscience.

Qu’est-ce que le Karma?

Le karma est la loi qui dit que toutes les causes ont un effet, c’est-à-dire que nos actes ont des conséquences.

Cette loi simple explique un certain nombre de choses: l’inégalité dans le monde, pourquoi certains sont nés handicapés et certains doués, pourquoi certains ne vivent pas longtemps.
Le Karma souligne l’importance pour tout individus de ses actions passées et présentes.

Comment pouvons-nous tester l’effet karmique de nos actions? La réponse est résumée en prêtant attention aux :

  • intentions derrière l’acte
  • effets de l’action sur soi-même
  • effets de l’acte sur les autres

Qu’est ce que la sagesse?

Le bouddhisme enseigne que la sagesse doit être développée avec la compassion.

À un extrême, vous pourriez être un fou ayant bon cœur et à l’opposé, vous pourriez atteindre la connaissances sans être capable de ressentir aucune émotion. Vous ne voulez être dans aucun de ces deux cas.

Le bouddhisme utilise le chemin du milieu pour développer les deux facettes.

La sagesse à son paroxysme, c’est de constater qu’en réalité, tous les phénomènes sont incomplets, impermanents et ne constituent pas une entité fixe.

La vraie sagesse ne consiste pas simplement à croire ce que l’on nous dit, mais à expérimenter et à comprendre la vérité et la réalité.

La sagesse nécessite un esprit ouvert et objectif. Le chemin bouddhiste exige du courage, de la patience, de la flexibilité et de l’intelligence.

Qu’est-ce que la Compassion?

La compassion inclut les qualités du partage, de la disponibilité à réconforter autrui, la sympathie, le souci (je me soucie de mon prochain) et le soin.

Dans le bouddhisme, comprendre les autres est un pilier que l’on ne peut atteindre que lorsque l’on est capable de se comprendre soit, par la sagesse.

Comment mettre un pied dans le bouddhisme ?

Les enseignements bouddhistes peuvent être compris et applicables par n’importe qui au quotidien, nul besoin de s’isoler dans une montagne.

Le bouddhisme enseigne que les solutions à nos problèmes ne sont pas en dehors de nous-mêmes.

Le Buddha a demandé à tous ses disciples de ne pas prendre sa parole comme véridique, mais plutôt de tester ses enseignements.

Ainsi, chaque personne décide d’elle même et prend la responsabilité de ses propres actions et de sa compréhension du monde.

C’est ce qui fait que le Bouddhisme n’est pas tant une sorte de packages pleine de croyances qu’il faut accepter en intégralité, mais plus comme un enseignement dont chaque personne peut apprendre et appliquer à sa façon.

Les bouddhistes devraient être végétariens, n’est-ce pas?

Pas nécessairement. Le Bouddha n’était pas végétarien. Il n’a pas enseigné à ses disciples à être végétariens et même aujourd’hui, il y a beaucoup de bons bouddhistes qui ne sont pas végétariens.

Mais si vous mangez de la viande, vous êtes indirectement responsable de la mort d’une créature. N’est-ce pas le premier précepte?

Il est vrai que lorsque vous mangez de la viande, vous êtes indirectement et partiellement responsables de la mort d’un être vivante, mais il en va de même lorsque vous mangez des légumes.

Le fermier doit pulvériser sa culture avec des insecticides et des poisons afin que les légumes arrivent sur vos assiettes sans trous.

Et encore une fois, des animaux ont été tués pour fournir le cuir pour votre ceinture ou sac à main, de l’huile pour le savon que vous utilisez et mille autres produits aussi.

Il est de plus en plus difficile de vivre sans être, d’une manière ou d’une autre, indirectement responsable de la mort de certains autres être. Lorsque vous prenez le premier précepte, vous essayez d’éviter d’être directement responsable des êtres morts.

Les bouddhistes Mahayana mangent ils de la viande.

Le bouddhisme Mahayana en Chine a fortement insisté la culture végétarienne, mais les moines et les laïques de la tradition Mahayana au Japon et au Tibet mangent habituellement de la viande.

Je pense toujours qu’un bouddhiste devrait être végétarien.

Imaginons une personne végétarienne mais très égoïste, malhonnête et méchante, et une autre non végétarienne, mais honnête, généreuse et gentille, laquelle des deux serait la meilleure bouddhiste ?

Celle qui est généreuse, gentille, et végétarienne, certes, mais vous avez saisi, devenir bouddhiste ne signifie pas obligatoirement stopper net de manger de la viande, cela doit venir de vous, de vos croyances et vos convictions.

Celui qui mange de la viande peut avoir un cœur pur tout comme celui qui ne mange pas de viande peut avoir un cœur impur.

Dans les enseignements du Bouddha, l’importance est la qualité de votre cœur, pas le contenu de votre alimentation.

Beaucoup de bouddhistes prennent soin de ne jamais manger de viande, mais ils ne se préoccupent pas d’être égoïstes, malhonnêtes, cruels ou jaloux.

Ils changent leur alimentation, ce qui est peut-être plus facile à faire que de changer leur cœur.

Donc, que vous soyez végétarien ou non, peu importe, n’oubliez pas que la purification de l’esprit est la chose la plus importante dans le bouddhisme.