histoire du thé

La formidable histoire du thé

Durant une journée en forêt à la recherche de plantes et de grains comestibles, un cultivateur nommé Shennong s’intoxiqua accidentellement 72 fois (une fois ce n’était pas suffisant) !

Alors qu’il allait succomber au poison, une feuille lui tomba dans la bouche, muni de ses dernières forces, il la mâche et survécu à l’empoisonnement !

Et voici comment le thé fut découvert, du moins selon la légende.

Alors bien sûr, le thé n’a pas le pouvoir de guérir l’empoisonnement, mais cette légende du mythique Shennong montre toute l’importance du thé dans la culture de la Chine ancienne

Les recherches montrent bien que la Chine fut le berceau de l’agriculture du thé, il y a 6000 années de cela !

Le pire dans tout cela, c’est que la plante originelle n’était pas bien différente des actuelles plantations de thés, elle était simplement consommée différemment.

En effet, elle relevait plus de l’aliment puisqu’elle était mangée comme un légume ou cuite avec des céréales.

Ce n’est qu’il y a 1500 ans de cela que le thé est devenu une boisson, quand les gens réalisèrent qu’une subtile combinaison de chaleur et d’humidité pouvait créer un gout unique
à partir de ces feuilles vertes sacrées.

Des siècles passèrent et la recette s’élabora pour laisser place au thé que l’on connait aujourd’hui, majoritairement infusé, parfois cuisiné en gâteaux et souvent broyé en poudre pour pour laisser place au thé matcha.

Ce dernier créa une véritable culture populaire, il devint vite le sujet de prédilection de nombreux écrits et la boisson favorite des nobles et des artistes en quête d’inspiration.
Certains dessinaient même des portraits dans la mousse du thé matcha, les prémices des expressos dont la mousse décrit des fleurs ou des cœurs de nos jours !

Puis le thé s’exporta au Japon

feuille de théPlus tard lors de la dynastie Tang au 9e siècle, un moine japonais a ramené dans son pays la première plante de thé et les Japonais purent à leur tour développer leur propre culture du thé ce qui amena à la création de la fameuse cérémonie du thé japonaise.

Au 14e siècle, la chine avait encore le monopole du thé, c’était un de leurs 3 plus gros produits d’exportation (la porcelaine et la soie fermant la marche de ce podium).

La Chine était en partie puissante économiquement grâce à ces produits, et la consommation de thé ne cessait de se répandre dans le monde entier, et sans Amazon !

Puis vint le tour de l’Europe

En 1600, l’essor du thé commença réellement quand les navigateurs hollandais en ramenèrent des bateaux entiers en Europe.

Bien sûr, les Anglais se ruèrent dessus, particulièrement la royauté, en la personne de la reine Catherine de Braganza (une noble d’origine portugaise et épouse du roi Charles 2 ) qui le popularisa définitivement en 1661, et ce, sans compte Instagram.

À l’époque, la Grande-Bretagne était loin du Brexit, et le territoire était en pleine expansion colonisatrice, en passe de devenir la première puissance mondiale.

Plus la Grande-Bretagne grandissait, plus le thé se répandait : « la où les rosbifs passent, le thé se boit à la tasse » qu’on disait d’ailleurs ! (bon ça j’invente peut être.)

En 1700, le thé se vendait 10 fois plus cher que le café (l’arabica était devenu aussi has been que la tektonik aujourd’hui). Le pire dans tout cela, c’est que la Chine avait toujours le monopole des plantations.

Le biz’ était devenu si lucratif que s’en suivit une course à celui qui fabriquerait le bateau le plus rapide afin d’assurer le plus de transport de thé et de faire le plus de profits ! C’est ainsi que naquit le Clipper, sorte de go fast des mers de l’époque.

Et les Anglais s’en mélèrent

Les Anglais payer leur cons’ de thé en argent, mais quand le thé devint trop cher, la reine suggéra de troquer le thé contre l’opium !

Allez hop, un produit sain contre un produit qui déglingue les méninges ! Et boom, les Chinois connurent une crise de santé publique, devenant vite accros à la gue-dro !

Si bien qu’en 1839, un officiel chinois dut prendre les vraies décisions, il ordonna de détruire toutes les cargaisons d’opium refourguées par les Britanniques, afin de s’opposer à la néfaste influence de ces derniers sur son peuple de gentils consommateurs de thé, devenu esclaves de l’opiacée.

Cet acte sans précédent marqua le début de la première guerre de l’opium entre les deux puissances, et des combats firent rage sur toute la côté Chinoise jusque 1842, date à laquelle s’inclina la dynastie (ou dynasthé c’est selon) face aux vilains Anglais assoiffés de thé, devant au passage céder le port de Hong Kong.

Ces derniers reprirent donc les rênes du commerce,avec des termes évidemment défavorables pour les pauvres chinois. Durant plus d’un siècle, cette guerre fit descendre les Chinois dans le classement des puissances mondiales.

La compagnie britannique des indes orientales voulu alors faire elle même pousser son thé afin de mettre la main sur tout le marché, pas folle la guêpe ! Elle engagea donc le botaniste Robert Fortune pour une mission façon « under cover ».

Il devait aller voler du thé en chine. Malynx comme pas deux, le filou se déguisa pour s’aventurer incognito dans les régions chinoises montagneuses où le thé fleurissait.

Il repartit vers l’Inde, non seulement avec des arbres à thé, mais aussi avec quelques travailleurs expérimentés, parce que tant qu’à faire…

C’est ainsi que naquit l’expression populaire : « le thé, l’argent du thé et les travailleurs
expérimen(th)és » , à moins que je ne fabule encore.

C’est donc depuis l’Inde que la plante verte se répandit toujours plus !

Et voilà comment aujourd’hui, le thé est la seconde boisson la plus consommée au monde derrière l’eau Nestlé. Du thé au riz sucré turc au thé au beurre salé tibétain, il existe maintenant autant de manières de le boire que de culture qui le consomme.

Merci les Anglais ?