Ikigai, la parfaite formule pour être heureux ?

Ikigai, la parfaite formule pour être heureux ?

15 janvier 2019

Jusqu’à preuve du contraire, je pense que l’on peut affirmer que l’on cherche tous à être heureux, non ? Je pense que l’on peut aussi décemment dire que la plupart d’entre nous veulent être heureux, mais n’avons absolument aucune idée sur le « comment »…

Comment être heureux ? Vous avez deux heures !

Doit on pour cela :

  1. se concentrer à faire plus d’argent ? Bien que l’adage populaire ne nous y incite pas.
  2. doit on suivre son cœur et sa passion pour quelque chose ?
  3. doit-on devenir minimaliste, se débarrasser de toute possession et devenir moine dans une montagne reculée ?

Pas facile…d’autant que chacun semble avoir sa vision bien définie des choses.

On ne peut donc à priori pas dire : « pour être heureux c’est très simple, il faut…« , j’entends pas là qu’il n’y a, à priori pas de formule toute faite pour le bonheur….

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…À moins que…

Il existe en fait une formule, dont l’efficacité a été prouvée depuis des centaines et des centaines d’années.

Les Japonais ont un concept bien à eux du bonheur, quelque chose qu’ils appellent sobrement : « Ikigai » (à prononcer IkiGaille) que l’on peut traduire par « une raison de vivre ».

Le concept explique que pour être heureux, vous devez passer le plus clair de votre temps à faire des choses pour votre Ikigai, vous devez avoir une raison d’être sur cette planète.

Les 4 cases à cocher pour atteindre son Ikigai et être (enfin) heureux dans sa vie

ikigai, la recette pour être heureuxL’ikigai a beau être un concept en apparence simple du bonheur, il n’est pas pour autant facile à atteindre (le bonheur, ça se mérite).

Il est composé de 4 piliers, 4 composantes essentielles que vous devez absolument remplir pour réussir à atteindre votre Ikigai (non, 3 composantes sur 4, ça ne suffit pas, vous ne serez jamais pleinement épanouie).

Votre Ikigai (votre but dans la vie donc) doit ainsi se définir comme :

  1. quelque chose que vous aimez profondément faire
  2. quelque chose dont le monde a besoin
  3. quelque chose pour laquelle vous êtes payé(e)
  4. quelque chose pour laquelle vous êtes doué(e)

Pilier 1 : l’amour.

Nous avons tous des choses que nous aimons faire, des choses dans la vie qui nous font arrêter de penser, qui nous offre une parenthèse dans le temps et nous font vivre pleinement le moment présent et nous rendre compte de ce que le monde nous offre à l’instant T.

En psychologie positive c’est ce qu’on appelle « être dans la zone » (le flow state comme disent les américains), cet état dans lequel on est pleinement absorbé par ce que l’on fait.

D’autres appellent cela l’amour.

Danser, dessiner, chanter, lire, autant d’activités qui vous plonge dans un état d’euphorie et font que vous êtes à 100% dans ce que vous êtes en train de faire.

C’est cet état qui explique que certains d’entre nous tombent amoureux et se mettent en couple, parce que la personne en face est capable de nous faire oublier tous les problèmes de la vie, temporairement du moins.

Pilier 2 : le besoin

L’humain est fait de telle sorte qu’il se sent heureux quand il se sait utile au sein d’une communauté.

Jadis, au temps des chasseurs cueilleurs par exemple, c’était plus « simple ». Tout le monde avait un rôle bien défini dans les groupes.

Le chasseur était aussi important que le chef ou que le cuisinier, tout le travail était apprécié à la même valeur ou presque. Quand on réalisait une tâche, on voyait immédiatement son effet positif sur l’ensemble de la communauté.

OK et maintenant ?

C’est un peu moins le cas, la plupart d’entre nous travaillent en bureau, dans de grandes compagnies où ils ont de petits rôles à jouer. Quelle que soit l’intensité de travail que l’on y met, il est parfois difficile de voir l’effet positif de son travail sur le reste du monde.

Cela renvoie l’image d’un travail qui n’est pas vraiment utile et la pensée que si un jour on en vient à quitter ce job, personne ne s’en rendra vraiment compte parce que rien ne changera fondamentalement.

C’est pourquoi, selon l’Ikigai, il faut trouver quelque chose dont le monde a besoin, quelque chose qui créera un effet positif immédiat sur ceux qui vous entourent.

Pilier 3 : l’argent

Alors là je sais que probablement, certains d’entre vous vont bondir de leur siège et maugréer que l’argent ne constitue pas le bonheur.

Et bien que je partage entièrement cette vision utopique, soyons honnêtes, l’argent est ce qui nous permet d’avoir un toit au-dessus de nos têtes, de la nourriture sur notre table et des habits à porter.

Sans lui, on passe la majorité de notre temps à stresser, à être complètement ailleurs, à se demande comment on va s’en sortir.

Comment être heureux si l’on passe la majorité de son temps à se demander comment on va survivre ?

Vous devez pouvoir gagner assez d’argent pour vivre une vie confortable, et cela dépend de beaucoup de choses, à commencer par l’endroit dans lequel vous vivez.

Vous pourriez parfaitement vivre comme un Roi du pétrole avec 30 000€ par an dans certains pays du monde, mais à Paris ou à Londres, vous pouvez oublier cette idée.

La vérité cruelle, c’est que si vous n’avez pas assez d’argent pour vivre sans stress, vous n’atteindrez pas le bonheur.

Pilier 4 : le « talent »

Le dernier pilier pour accomplir l’ikigai est de faire quelque chose pour laquelle vous êtes doué. Vous n’avez pas à être né avec ce talent, ce n’est pas obligatoirement un don (on ne peut pas tous naître avec une oreille absolue ou des capacités créatives hors du commun des mortels°.

Tout ce dont vous avez besoin, c’est de placer votre temps et vos efforts dans le but de devenir meilleur dans cette chose que vous avez choisie.

Imaginons que vous souhaitiez devenir un grand orateur et un coach en motivation. Mais les premières fois que vous montez sur scène, vous êtes tétanisé, vous perdez vos moyens, oubliez ce que vous avez à dire, etc.. Mais à force de pratique, vous surmontez les obstacles, vous gagnez en confiance en vous et les gens commencent à vous applaudir et à appliquer vos leçons.

Voilà ce que veut dire être bon dans quelque chose, ce n’est pas ce domaine dans lequel vous êtes doué depuis tout petit (ça peut), c’est quelque chose que vous développez et pour laquelle vous franchissez les obstacles. C’est cela qui va créer en vous un sentiment d’accomplissement.

C’est pour cela que cette composante est cruciale dans l’ikigai.

Où en êtes-vous dans votre Ikigai ?

ikigai infographie

C’est la partie la plus intéressante, j’espère que vous êtes resté jusqu’ici. Ce qu’il y a de bien avec cette « recette du bonheur », c’est que l’on peut se situer en temps réel et voir les composantes sur lesquelles il nous reste à travailler.

Voyons où vous en êtes !

La passion

Si vous avez quelque chose que vous aimez et pour laquelle vous êtes doué, vous avez ce qu’on appelle la passion.

Ce qu’il vous manque :

Généralement, on y retrouve les artistes, chanteurs, peintres en devenir. La seule chose qui vous sépare de l’ikigai est ‘être payé pour votre passion et votre talent, personne ne semble le reconnaître

Ce que vous devez faire :

Vous devez faire exploser votre talent à la face du monde, et pour cela, il va falloir vous vendre !

La mission

D’un autre côté, vous pouvez avoir quelque chose que vous aimez et dont vous savez que le monde a cruellement besoin.

Ce qu’il vous manque :

On retrouve dans cette catégorie les activités ou certains blogueurs qui se sentent investis d’une mission et veulent prêcher la bonne parole (sauver le monde, devenir vegan, consommer moins, etc..). Ce sont probablement des personnes qui veulent changer le monde, mais n’ont pas encore assez de compétences pour prendre la parole en publique, persuader un audimat ou encore de convaincre les gens de rejoindre leur cause.

Ce que vous devez faire :

Généralement, il faudra trouver comment devenir meilleur pour poursuivre sa mission, il faudra travailler pour être en mesure de convaincre (et non simplement donner son opinion).

La profession

C’est le cas le plus courant, vous avez quelque chose pour laquelle vous êtes bon et vous êtes payé pour.

C’est le cas majoritaire, on y retrouve les personnes qui ont des jobs 9h-17h qui paie les factures, mais n’entretiennent pas vraiment la flamme de la passion.

Ce qu’il vous manque :

Vous avez besoin pour être heureux d’aimer votre travail ou de vous rendre compte que celui-ci puisse marquer une différence dans le monde.

Ce que vous devez faire :

Essayez de nouvelles choses et de découvrir ce que vous aimez profondément faire.

La vocation

Vous êtes dans le cas où vous êtes bien payé et vous savez votre mission utile pour le monde qui vous entoure.

Un bon exemple de vocation pourrait être le métier d’enseignant (pas tous, on s’entend). Vous êtes décemment payé et vous savez que votre mission est importante pour les futures générations.

Ce qu’il vous manque :

Malheureusement, en reprenant notre exemple de professeur, vous pourriez vite être lassé d’enseigner chaque année les mêmes choses, encore et encore.

Ce que vous devez faire :

Il faudrait vous challenger constamment et tâcher de devenir toujours meilleur dans ce que vous faites.

Conclusion

mener une vie heureuse

Pour être profondément heureux dans votre vie, vous avez besoin de réunir les 4 piliers de l’Ikigai.

Vous avez besoin de dédier votre temps à quelque chose que vous aimez et dans laquelle vous pouvez vous améliorer, pour laquelle vous êtes payé et dont le monde a besoin !

Est-ce que c’est facile ? Non, mais vous avez toute la vie !

Faire l’impasse sur une de ces 4 branches, c’est passer à côté de l’Ikigai et risquer d’avoir toujours un sentiment de vide.

Enfin, je tiens à rappeler que je ne fais que d’expliquer (à ma façon; selon ce que j’en comprends) ce concept du bonheur Ikigai qui n’est pas le mien. Si vous n’y adhérez pas, très bien. Si vous pensez que le bonheur est ailleurs, vous êtes libre. Personne ne peut prétendre avoir la formule exacte pour mener une vie heureuse, certainement pas moi. Cependant, je pense qu’il est toujours bon de prendre un peu de recul sur sa vie et d’avoir la lucidité nécessaire pour se dire : suis-je heureux, y’a-t-il un vide dans ma vie.

La zone de commentaires vous est ouverte pour débattre sans débâcle !

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