Petit guide d’achat pour bien choisir ses huiles essentielles

Petit guide d’achat pour bien choisir ses huiles essentielles

27 mars 2019

Comme vous le savez certainement, toutes les huiles essentielles ne se valent pas, c’est un fait.

Quand on veut se lancer dans l’aromathérapie et bénéficier d’un maximum de bienfaits des huiles essentielles , il n’est pas vraiment pas souhaitable de réaliser des économies bout de chandelle.

Se tournez vers des huiles essentielles peu chères de mauvaise qualité revient souvent à gaspiller son argent durement gagné, car ces huiles n’offriront simplement pas les bienfaits d’une huile essentielle de haute qualité.

Mais même avec la volonté de se payer le meilleur en termes de qualité, on peut se faire duper par des enseignes peu scrupuleuses…

Alors comment choisir ses huiles essentielles ? Que faut-il savoir ? Quelles erreurs ne pas commettre ? Quels critères prendre en compte et en qui faire confiance ?

C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui

4 grandes questions à se poser quand on achète des huiles essentielles

Rentrons tout de suite dans le vif du sujet avec 4 questions que vous devez vous poser quand vous êtes face à une huile essentielle.

1. Est-ce que la marque est fiable ?

C’est une bonne entrée en matière !

Puisqu’il est pratiquement impossible de vérifier la pureté ou la qualité de l’huile essentielle sur un site web, le mieux que nous pouvons faire est d’identifier la source comme fiable ou suspecte.

L’entreprise semble elle éthique (quelles sont ses actions sociales/environnementales, est-ce qu’elle traite bien ses partenaires) ? Joue-t-elle la carte de la transparence (quelle est sa charte, sa démarche qualité, son protocole de sélection, fait-elle de la rétention d’informations…) ? Qu’en disent les internautes sur des sites d’avis certifiés comme Trust Pilot ? L’entreprise est-elle mêlée à des scandales ou baigne-t-elle dans des affaires louches ?

Bref, par expérience je sais que vous devriez globalement :

  • évitez les marques qui vendent tous les types d’huiles essentielles à des prix forfaitaires
  • vous méfier aussi des « bonnes affaires » qui sont d’ailleurs trop belles pour être vraies !
  • redoubler de vigilance avec les marques que personne ne connait

Essayez toujours, autant que possible, de demande leur avis à des aromathérapeutes et des personnes qui utilisent fréquemment les huiles essentielles.

2. Est-ce que les huiles essentielles sont pures ?

On entend beaucoup parler de ce critère : la pureté d’une huile essentielle, mais qu’est ce que cela signifie ?

Bien, une huile essentielle pure à 100% signifie qu’elle n’a pas été mélangée à d’autres huiles essentielles, souvent moins chères, et donc que ses vertus thérapeutiques n’ont pas été altérées.

On trouve sur le marché des huiles essentielles pures et des synergies, c’est à dire des mélanges d’huiles essentielles, commercialisés sous des labels tels que « synergie anti stress », « synergie lendemain de fête » ou autre.

Si vous avez un objectif précis en tête et que vous trouvez un mélange approprié, cela peut vous épargner la peine d’acheter plusieurs huiles essentielles et de faire votre synergie par vous-même.

Cela dit, ne supposez pas qu’un mélange qui fonctionne sur une personne peut fonctionner sur une autre. Chacun d’entre nous a une composition corporelle unique, et nous réagissons différemment à la même substance.

De plus, il n’y a absolument aucun moyen de vérifier les différents ingrédients et leurs proportions dans les huiles mélangées.

C’est pourquoi je vous recommande toujours d’acheter vos huiles essentielles pures individuellement, même si vous ne pouvez vous financièrement vous permettre que de tout petits flacons. N’utilisez jamais d’huiles essentielles non naturelles, mélangées à des parfums, ou créées à partir de molécules de synthèse. Vous pourriez faire l’expérience d’allergies et d’effets toxiques dont vous voulez vraiment vous passer !

3. Est-ce que ces huiles essentielles sont bio ?

Vous avez en tête d’acheter des huiles essentielles si et seulement si elles répondent à des normes bio ?

C’est très bien, car s’agissant d’essences végétales très concentrées, l’effet de tout résidu de pesticide dans l’huile essentielle pourrait bien être amplifié.

On veut donc s’assurer de l’absence d’engrais chimiques de synthèse et de pesticides dans les cultures utilisées et aussi de surveiller la traçabilité de l’huile.

Voici les labels à scruter quand vous achetez des huiles essentielles :

  • le label AB, néanmoins réservé aux produits alimentaires. Comme toutes les huiles ne sont pas ingérables, vous verrez parfois d’autres labels comme le « Cosmos Organic« , qui présente de nombreuses similitudes avec le label AB.
  • Ecocer, quin’est pas un label en soit, mais plutôt un organisme de contrôle et de certification qui atteste que la composition d’un produit après contrôle, est en accord avec le label en question.

Notez que certaines huiles essentielles sont parfois issues de cultures sauvages et non de plantes cultivées.

On ne peut donc pas poser de label bio sur ces produits, mais pourtant, ces derniers peuvent paradoxalement se révéler être encore plus purs que les produits certifiés.

Si la source est digne de confiance, vous pouvez tenter de les acheter.

Autre chose à retenir, une huile essentielle aura beau avoir tous les labels bio du monde, ce n’est pas pour autant qu’elle sera efficace d’un point de vue thérapeutique.

4. Qu’affiche l’étiquette du produit ?

Vous pouvez rencontrer de nombreuses versions d’une même huile essentielle, toutes certifiées pures et biologiques.

Mais certaines d’entre elles ne sont peut-être pas ce à quoi vous pensez…

Les huiles essentielles peuvent être fabriquées à partir de différentes plantes qui partagent un nom commun, comme dans le cas de l’huile de camomille.

Vous avez la camomille allemande et la camomille romaine, et ce ne sont même pas des espèces étroitement apparentées.

Leurs propriétés et leurs usages thérapeutiques sont également différents.

Heureusement, vous pouvez facilement les distinguer, puisque l’huile de camomille allemande a une couleur bleu intense par opposition au jaune pâle de la version romaine.

Mais ce n’est peut-être pas le cas pour d’autres.

Les huiles essentielles d’espèces de plantes étroitement apparentées peuvent prêter à confusion, comme c’est le cas de nombreuses plantes de la famille des agrumes.

Par exemple, l’huile d’orange peut être dérivée de différents types d’oranges.

L’huile d’orange douce provient du Citrus sinensis, tandis que l’huile d’orange amère provient généralement du Citrus aurantium.

Encore une fois, faites confiance à la dénomination latine.

Il y a parfois des cas encore plus déroutants, comme l’huile extraite du gingembre frais qui diffère de celle extraite du gingembre sec, tant sur le plan aromatique que thérapeutique.

La cannelle provient de l’écorce de l’arbre, et une huile essentielle en est également extraite. Mais ses feuilles donnent naissance à une autre huile essentielle de cannelle qui a une odeur et une saveur différente.

Le Citrus aurantium donne l’huile d’orange amère, mais deux autres types d’huiles essentielles sont obtenus à partir de la même plante : le néroli issu des fleurs et le Petitgrain issu des feuilles.

En bref, l’étiquette de l’huile essentielle que vous prévoyez d’acheter devrait toujours indiquer :

  • le nom botanique en français et en latin pour avoir un maximum de renseignement sur le type de plante.
  • la partie de la plante utilisée pour la distillation (qu’il soit question de feuilles, de racines, ou encore de fruits) car cela influence les composants biochimiques et donc les vertus thérapeutiques.
  • l’origine géographique de la plante (une plante n’aura pas la même qualité d’une région à une autre)
  • les molécules principales et le chémotype
  • la culture biologique (en culture ou sauvage) qui influencera au même titre que la région les propriétés
  • la méthode d’obtention (hydrolat, absolu…)
  • la quantité en volume avec le numéro de lot

Les critères qui font une huile essentielle de qualité

huile essentielle de qualité

La méthode d’extraction

Il est recommandé de presser les matières végétales à froid afin d’en extraire les huiles essentielles.

Pression à froid :

Cette méthode séculaire se réalise maintenant par des procédés mécanisés afin de recueillir l’huile du mélange huile-jus obtenu.

Les huiles essentielles pressées à froid ont une odeur fraîche et une couleur claire.

Comme les matières premières ne sont pas soumises à la chaleur, elles conservent toute leur teneur aromatique. Des huiles essentielles pressées à froid sont considérées comme supérieures, mais ce procédé ne convient pas à l’extraction de nombreuses huiles essentielles.

Distillation à la vapeur :

Une autre méthode est la distillation à la vapeur, processus dans lequel la vapeur d’eau passe à travers les matières premières dans un récipient fermé.

Les huiles volatiles s’évaporent et s’élèvent avec la vapeur pour passer par un évent dans une chambre de condensation. Les vapeurs aromatiques et la vapeur d’eau se transforment ici en liquide, mais elles forment des couches séparées en raison de leur immiscibilité.

La plupart des huiles essentielles sont plus légères que l’eau, elles forment donc la couche supérieure et sont siphonnées. L’huile de clou de girofle est l’une des exceptions : étant plus lourde que l’eau, elle forme la couche inférieure.

Les huiles essentielles extraites des feuilles, des fleurs, des racines et de l’écorce des plantes sont généralement distillées à la vapeur. Les huiles essentielles de lavande, de rose, de menthe poivrée, de bois de santal et d’eucalyptus sont couramment obtenues de cette façon.

Bien que les matières premières soient chauffées pendant la distillation à la vapeur, les composants volatils ne sont pas chauffés à leur point d’ébullition, qui peut être bien supérieur au point d’ébullition de l’eau. Ainsi, la distillation à la vapeur est considérée comme la seconde meilleure méthode après la pression à froid.

Extraction par solvant :

Il s’agit d’un procédé dans lequel on utilise un solvant dit extracteur dans lequel les huiles volatiles de la matière première vont être très solubles.

Le solvant est ensuite séparé pour obtenir le produit final, qui est appelé absolu. Pour que cela fonctionne, il faut que le solvant extracteur et le solvant initial ne soient pas miscibles.

L’alcool est le solvant extracteur couramment utilisé dans de nombreux procédés, il a l’avantage de s’évaporer facilement.

Les procédés modernes d’extraction par solvant utilisent maintenant plusieurs autres composés organiques volatils comme l’acétone, le propane et l’hexane. La possibilité que ces produits chimiques laissent des résidus toxiques dans l’absolu laisse planer un doute quant à leur sécurité.

L’analyse en laboratoire

analyse laboratoire

Une huile essentielle peut avoir été extraire de la meilleure des façons et pour autant ne pas être de qualité.

En fait, il y a beaucoup de facteurs qui peuvent jouer sur la qualité d’une huile essentielle comme :

  • le choix de la plante
  • la région où la plante à poussé, le climat et le sol (à l’instar d’un vin)
  • les méthodes de culture et de ramassage (chaque plante possède ses protocoles de récolte)
  • le métal de l’alambic dans lequel la plante est distillée
  • la durée de transformation
  • le nombre de filtrations
  • le stockage et le transport de l’huile essentielle

Bref, toute marque sérieuse se doit de procéder à un contrôle qualité de ses huiles essentielles, et il en existe 3 types :

  1. contrôle des caractères organoleptiques (couleur, odeur et aspect unique)
  2. analyse des mesures physiques et chimiques afin de définir la densité, l’indice de réfraction, le pouvoir rotatoire, le point éclair…
  3. analyse chromatographique qui révèle la quantité de chaque constituant biochimique présent dans l’huile essentielle

C’est cette dernière qui fait office de juge de paix ! À son issue on sait si une huile essentielle est bonne ou non.

Une marque sérieuse se doit de faire régulièrement des analyses chromatographiques de ses huiles, même si ses fournisseurs restent les mêmes, car d’une livraison à l’autre, la plantation peut varier et la constitution biochimique également.

Si le vendeur ne connait pas la constitution biochimique de ses huiles, ça part mal…

Comment reconnaître une huile essentielle de piètre qualité avant d’en faire l’achat ?

reconnaitre une huile de bonne qualité

Les huiles essentielles de mauvaise qualité sont souvent des huiles distillées à partir de mauvaises récoltes.

Elles peuvent également contenir des additifs ou avoir été manipulées incorrectement (mauvaise distillation, etc.).

Au mieux, en achetant des huiles de mauvaise qualité, vous perdre de l’argent, au pire, vous pouvez être atteint d’effets secondaires nocifs.

Voici quelques signes qui permettent selon mon expérience de flairer l’arnaque :

  • l’étiquette est peu fournie et n’affiche pas le nom latin de la plante.
  • le flacon est en plastique ou en verre transparent plutôt que d’être dans une bouteille en verre de couleur foncée avec un compte-gouttes (le stockage dans un récipient en verre est essentiel en raison des puissants composés chimiques de l’huile qui se décomposent et réagissent au contact du plastique. La couleur foncée empêche quant à elle l’huile de se dégrader aux ultraviolets)
  • le prix est trop beau pour être vrai : si de choisir l’huile essentielle la plus chère ne signifie pas pour autant choisir la meilleure qualité, c’est toujours une bonne idée que de se méfier des bas prix. Il faut garder à l’esprit qu’une grande quantité de plantes est requise pour produire une huile essentielle (100kg de fleurs de lavande sont par exemple nécessaires pour fabriquer de 500g à 1kg d’huile essentielle)…
  • l’étiquette n’indique pas que l’huile essentielle est pure à 100 %, il y a donc de fortes chances que l’huile ait été modifiée ou mélangée à autre chose.
  • l’huile n’est pas labellisée bio : elle est donc potentiellement contaminée par les pesticides.
  • la fiche produit ne met pas en avant le lot de l’huile essentielle, ni la composition biochimique de celle-ci

Et une fois que l’huile essentielle est parvenue jusque chez vous, le combat continue ! Vous avez maintenant plus de cartes en main pour juger de sa qualité.

L’odeur de l’huile

Vous faire une idée de la qualité quant à l’odeur de l’huile. Si l’huile essentielle d’une marque sent toujours exactement la même odeur chaque fois que vous l’achetez, il y a mystère !

Il y a en effet fort à parier que l’entreprise rajoute des produits chimiques, probablement synthétiques, pour obtenir le même profil d’odeur.

Bien que les constituants chimiques d’une huile puissent rester les mêmes, le rapport de chacun ne le sera pas.

Beaucoup de facteurs peuvent influencer l’odeur : la quantité de pluie reçue par la culture, la température de l’air, la durée de la saison de croissance, le contenu du sol, etc.

On peut apparenter les huiles essentielles aux vins.

Le vin d’un même cépage, cultivé au même endroit et provenant du même producteur peut donner un vin au goût très différent d’une année à l’autre.

La manière dont l’huile de déverse

Une fois que vous avez votre huile essentielle entre les mains, observez la façon dont elle est scellée.

Il devrait y avoir présence d’un « réducteur d’orifice », un embout spécial qui contrôle le nombre de gouttes qui peuvent sortir simultanément.

Cela permet non seulement de s’assurer d’obtenir la bonne dose, mais aussi de prolonger la durée de conservation d’une huile sujette à l’oxydation, en limitant son exposition à l’air.

Essayez d’éviter également les compte-gouttes en plastique ou en caoutchouc, ces deux matériaux ont tendance à se décomposer, ce qui libère des impuretés synthétiques dans votre huile.

Le test de pureté

Oh, bien sûr, vous n’avez pas de laboratoire chez vous, mais un simple petit test peut convenir.

Il suffit de placer une seule goutte sur une feuille de papier blanc (le papier de l’imprimante fonctionne très bien), puis de le laisser sécher.

Si un anneau d’huile est laissé derrière, ce n’est pas une huile essentielle pure. Il y a des exceptions, car certaines huiles ont une couleur plus profonde et une consistance plus lourde et peuvent laisser une légère teinte, bien qu’elles ne doivent pas être grasses.

Ces exceptions comprennent le bois de santal, l’huile de patchouli et la camomille allemande.

Ces marques en lesquelles vous pouvez avoir confiance

huile essentielle de qualité

Mon #1 : Compagnie des sens

J’aime personnellement me fournir chez « Compagnie des sens ».

  • Enseigne très sérieuse avec une charte qualité au top, donc des produits ultra qualitatifs.
  • Une gamme d’huiles essentielles folle avec plus de 100 références, dont certaines huiles que l’on ne trouve nulle part ailleurs !
  • Des tonnes et des tonnes de fiches-conseils !
  • Des prix justes pour ce niveau de qualité et un service client au sommet !

Bref, c’est pour moi LA référence qualité sur laquelle vous pouvez commander les yeux fermés.

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